La conscience de l’oeil : urbanisme et société PDF

Pour quelqu’un qui était épris de progrès, le passé était, par définition, un lieu arriéré peuplé de misérables misérables et misérables.


Ce livre est consacré à un problème très contemporain: le manque d’échanges et d’interaction sociale entre les divers fragments qui composent la mosaïque urbaine. Le Paris d’aujourd’hui est une ville qui doit concilier le local et le global, elle est marquée par une grande diversité ethnique. Dans la description du Paris du XIXe siècle, la différenciation sociale reposait sur la différence de classe. Mais Paris, comme New York ou Londres aujourd’hui, gère ses complexités grâce à un régime d’indifférence sociale, une culture de la dissociation qui exclut ceux qui sont différents. J’avais pensé, pour cette raison, donner à ce livre le titre de Différence et indifférence, mais j’ai finalement préféré La Conscience de l’œil, pour souligner le rôle joué par l’architecture et l’urbanisme dans ce décalage. Dans les villes modernes, la plus grande part de l’information sociale nous vient par les yeux. Notre société privilégie les images par rapport aux mots; l’œil est devenu notre organe sociologique.

Dans ce culte du futur, le passé est dénigré, les traditions sont évitées, comme cet homme moderne, non encombré par les bernacles du passé, s’avance hardiment pour réclamer son prix. Quarterly Journal of Economics de l’université: «À long terme, ça l’est. Le vieux à côté du nouveau, le désuet à côté du moderne, les entrepôts utilitaires élégants à côté des façades les plus ataviques – en bref, les anachronismes les plus concrets imaginables pouvaient être observés à proximité les uns des autres.-}