Mort et travail de pensée PDF

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Tout deuil sollicite le sujet et ses liens aux autres et lui rappelle douloureusement son ontologique dépendance à l’autre. La perte d’un être cher est transformée par la pensée afin que l’espace qu’a occupé l’absent soit modifié ; faute de pouvoir remplacer l’autre, on le recrée. La création, le travail de pensée que suscite la confrontation à la mort sont évoqués dans ce livre comme ce qui permet au sujet de ne pas mettre en jeu le travail impossible qui viserait à recréer « comme avant », comme si la perte n’avait pas eu lieu, mais permet de devenir « comme après » : reconstruire plutôt que reconstituer. Les auteurs proposent à la réflexion des dispositifs d’aide qui peuvent être mis en place lors de la perte réelle d’un être cher mais également lorsque les deuils non faits, non terminés resurgissent sur une autre scène, dans une temporalité décalée. Scelles Régine est professeur à l’université de Rouen, psychologue clinicienne François Pommier est professeur de psychopathologie à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, psychanalyste, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine à Paris  

Ceci représente le phénomène primordial du présent. L’histoire de l’être heideggérien peut donc être vue comme l’histoire de la métaphysique, qui est l’histoire de l’oubli de l’être. Quand ils sont vraiment possédés par ce qu’ils font, ils préfèrent arrêter de manger et de dormir plutôt que d’abandonner la pratique de leurs arts. « – Marc Aurèle, Méditations.-}